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Le rapprochement USA/Russie inquiète l’Europe centrale et orientale

Le rapprochement USA/Russie inquiète l’Europe [centrale et orientale] (Le Figaro) – je me permets de corriger le titre de l’article qui justement et a juste titre resitue les anciens pays sous domination sovietique a leur place en Europe centrale et orientale, et decrit tres bien quelles sont leurs inquietudes, mais qui tombe finalement dans la facilite en utilisant l’ancienne distinction des blocs Est/Ouest pour qualifier ces pays. Messieurs les journalistes, s’il vous plait, cessez d’utiliser « Europe de l’Est » et relisez ceci: Ne m’appelez plus jamais « Europe de l’Est ». A bon entendeur…

L’apparente lune de miel entre Obama et Medvedev réveille de vieilles craintes à Prague, Varsovie, Budapest et ailleurs, où le souvenir de l’occupation soviétique demeure très présent, dix-neuf ans après la fin de la guerre froide et la désagrégation de l’URSS. Une fois la poignée de main historique échangée avec Dmitri Medvedev, jeudi à Prague, Barack Obama n’était pas ­encore tout à fait au bout de ses peines. Tandis que le président russe regagnait Moscou sitôt la cérémonie de signature du traité Start terminée, son homologue américain s’apprêtait à prolonger son séjour de quelques heures dans la capitale tchèque. Le temps de recevoir à ­dîner onze chefs d’État et de gouvernement d’Europe centrale et orientale à la résidence de l’ambassadeur américain, avant de redécoller vendredi matin pour Washington à bord d’Air Force One. (lire la suite)

Obama et Medvedev à Prague ce jeudi 8 avril

Obama de retour à Prague? C’est donc maintenant confirmé. Du coup Prague se prepare à la venue des deux chefs d’états américain et russe et renforce la sécurité de la ville (les passages d’hélicoptères se succèdent aujourd’hui). A noter d’ailleurs que le Château de Prague fermera ses portes au public pendant trois jours à partir de ce mercredi, en raison de la venue à Prague, dès jeudi de Barack Obama et de Dimitri Medvedev, mais aussi de dix autres pays d’Europe centrale et orientale invités à Prague pour l’occasion (plus de details sur les sites d’A Tout Prague et Radio Prague).

Mise a jour 8/4/2010:

En complement, lire et relire quelques articles:

Russie et Etats-Unis signeront à Prague un traité de désarmement nucléaire (Le Monde, 26 mars 2010)

Obama veut restreindre l’usage des armes nucléaires (Le Monde, 6 avril 2010)

Le discours d’Obama à Prague en 2009: « Un monde sans armes nucléaires«  (Un an de diplomatie Obama, Le Monde, 5 avril 2009)

« Je suis fier de me trouver ici avec vous aujourd’hui, au centre de cette ville prestigieuse, au centre de l’Europe (…). Quand je suis né, le monde était divisé, et nos nations étaient confrontées à une situation très différente. Peu de gens auraient prédit que quelqu’un comme moi deviendrait un jour un président américain. Peu de gens auraient prédit qu’un président américain serait un jour autorisé à parler à un public comme celui-ci à Prague. Et bien peu encore auraient imaginé que la République tchèque deviendrait une nation libre, un membre de l’OTAN, et serait à la tête d’une Europe unie. Ces idées auraient été écartées comme de doux rêves.

Nous sommes ici aujourd’hui parce qu’il y a eu assez de gens pour ignorer les voix qui leur disaient que le monde ne pourrait pas changer. (…)

Nous sommes ici aujourd’hui parce que le printemps de Prague – parce que la quête, simple et légitime, de liberté et de perspectives d’avenir – a couvert de honte ceux qui s’appuyaient sur le pouvoir des tanks et des armes pour écraser la volonté du peuple.

Nous sommes ici aujourd’hui parce que, il y a vingt ans, les gens de cette ville sont descendus dans la rue pour réclamer la promesse d’un jour nouveau et les droits humains fondamentaux qui leur avaient été refusés depuis bien trop longtemps. Sametová revoluce (la « révolution de velours ») nous a enseigné beaucoup de choses. Elle nous a montré qu’une protestation pacifique pouvait ébranler les fondations d’un empire et révéler la vanité d’une idéologie. Elle nous a montré que de petits pays pouvaient jouer un rôle pivot dans les événements du monde, et que des gens jeunes pouvaient montrer le chemin pour surmonter d’anciens conflits. Et elle a prouvé que le pouvoir moral était plus puissant que n’importe quelle arme.

Voici la raison pour laquelle je vous parle en ce moment, au centre d’une Europe pacifique, unie et libre : parce que des gens ordinaires ont cru que les fossés pouvaient être comblés, que les murs pouvaient s’écrouler et que la paix pouvait l’emporter. (…) »

(Traduit par Isabelle Chérel – lire la suite sur LeMonde.fr ou voir la vidéo en anglais sur YouTube.com)

Revue de presse

Les articles se bousculent cette semaine, actualite oblige. En voila deux qui resument bien ce qu’il se passe sur le plan exterieur:

Varsovie et Prague déplorent le revirement de Barack Obama et repensent leur sécurité. La Pologne et la République tchèque n’ont pas été prises de court par l’annonce américaine de renoncer au projet de bouclier antimissile, tant elle se dessinait ces derniers mois. Elle n’en reste pas moins une déception, devant laquelle les dirigeants de ces pays essayaient de faire bonne figure, jeudi 17 septembre. En acceptant d’accueillir sur leur sol des éléments du « bouclier », Prague et Varsovie comptaient asseoir leur propre sécurité. Dans ces deux pays, une sensibilité particulière se perpétue vis-à-vis de la Russie, aux aspirations hégémoniques dans sa périphérie. Les Américains représentent depuis longtemps un puissant protecteur, contrairement à l’Union européenne, qui n’a ni défense ni politique étrangère commune. [Lire la suite / Le Monde]

mais aussi interieur:

La République tchèque s’enfonce dans la crise politique alors qu’elle n’a toujours pas ratifié le traité de Lisbonne. La vie politique tchèque ne tourne plus rond depuis le renversement du gouvernement du libéral Mirek Topolanek le 24 mars, en pleine présidence tchèque de l’Union européenne, et cette instabilité croissante inquiète ses partenaires européens. Le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, dont le pays préside l’Union européenne depuis juillet, a fait part de son incompréhension, mardi 15 septembre, à Bruxelles. « Nous avons toujours besoin d’explications de la part de nos amis tchèques pour suivre l’évolution politique rapide dans leur pays », a-t-il déclaré. Son homologue pragois, Jan Kohout, a concédé qu' »il se passe à Prague des choses difficiles à expliquer à nos partenaires ». [Lire la suite / Le Monde]

L’economie ne semble pour l’instant pas affectee par ces nouvelles crises politiques, avec un taux change de change a pres de 25 Kc pour 1 euro! [voir taux / Komercni banka].

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